dimanche 8 novembre 2009

10e BIENNALE DU CARNET DE VOYAGE



Cliquez sur les images afin de lire toutes les infos.

samedi 7 novembre 2009

RECITAL DE CLAUDE GOSSE DE GORRE


Deux oeuvres essentielles du romantisme allemand ouvriront le récital de Claude Gosse de Gorre, samedi 14 novembre à 18H, Auditorium Maurice Ravel.

Pas moins que Beethoven, Shumann, Fauré et Albeniz au programme !


La sonate dite «Au Clair de Lune» de BEETHOVEN ainsi qualifiée par le poète Rallstab inspira moults commentaires et légendes. Un critique de l’époque parle de fantaisie d’une unité parfaite et taillée d’un seul bloc de marbre.


SCHUMANN fut particulièrement impressionné par le BEETHOVEN des dernières sonates et a voulu, par sa Fantaisie op. 17 (qu’il voulait initialement appeler sonate) prolonger l’héritage beethovenien. Mais, sous le coup d’une intense dépression, il entreprit la rédaction de la Fantaisie. Voici ce que Schumann écrivit à Clara Wieck deux ans plus tard « Pour comprendre la Fantaisie, il faut que tu te reportes à ce malheureux été 1836 où j’avais renoncé à toi(…). La première partie est sans aucun doute ce que j’ai écrit de plus passionné, une plainte déchirante vers toi ».
Les barcarolles de FAURE sont au nombre de treize, il en est de même pour les nocturnes du même compositeur. Elles jalonnent toute sa vie créatrice, de l’insouciance et du charme des premières à l’austérité et l’extraordinaire richesse harmonique des dernières. La seconde barcarolle est d’une sensualité et d’une souplesse merveilleuse, alors que la cinquième joue le même rôle dans le cycle des barcarolles que le sixième nocturne dans le cycle des nocturnes, à savoir celui de chef-d’oeuvre absolu.

Azulejos et Navarra sont deux oeuvres qu’ALBENIZ laissa inachevées. La première fut complétée par GRANADOS. Quant à Navarra, les deux dernières pages qui concluent la pièce sont de la main de Déodat de SEVERAC, un disciple d’ALBENIZ. Ces deux pièces recèlent des tournures harmoniques extraordinaires, elles sont en même temps fortement contrastées Azulejos est un jardin secret, d’une sensualité peu commune alors que Navarra est une explosion, voire une débauche de couleur.


PROGRAMME
Ludwig van Beethoven : Sonate op. 27 n° 2
Robert Schumann : Fantaisie op. 17
Gabriel Fauré : Barcarolles n° 2 et n° 5
Isaac Albeniz : Azulejos, Navarra


Entrée Gratuite :
Réservations conseillées à partir du lundi 2 novembre 2009 au secrétariat
du conservatoire au 04 71 45 46 20 (du lundi au vendredi : 9h/12h - 14h/17h)



Photo : Nathanaëlle C.

vendredi 6 novembre 2009

28e FOIRE DU LIVRE DE BRIVE LA GAILLARDE

La 28e Foire du Livre de Brive se tient les 6,7 et 8 novembre, Place de la Guierle, chez nos amis Correziens, pour de beaux rendez vous, de belles rencontres avec les auteurs. Ne manquez pas d'aller faire une petite visite sur le stand de notre ami Jean-Luc Marcastel...

Je me passe toujours de parler de ces livres de "peoples", livres qui ne sont des succès de librairie uniquement grâce à la notoriété de leurs auteurs qui règlent leurs comptent ou n'ont rien à dire, et ne valent pas un kopeck au niveau du style litteraire.
Or, je tiens à signaler Lorant Deutsch, un jeune comédien, déjà nommé aux Césars, (il fut "Amadeus", aux cotés de Jean Piat sur les planches, il incarna Jean de La Fontaine au ciné ou encore Jean-Paul Sartre à la TV), dont le talent s'est affirmé depuis que les cinéastes et metteurs en scène de théatre lui confient des rôles en costumes, bien que l'on sentait depuis longtemps cet artiste déjà très en verve, serti d'un grand talent, joliment bien ancré. J'aime parler des artistes talentueux (mais vous avez déjà remarqué, j'ai toujours évité les "patés" ! lol)
Lorant Deutsch avait parlé depuis longtemps de ce livre qui lui tenait à coeur, lui, le passionné d'histoire. Cet ouvrage est depuis peu dans les librairies, et l'artiste écrivain, (est-ce bien changer de casquette, car un écrivain est un artiste) sera présent à Brive ! Lorant Deutsch fait un carton en cette rentrée littéraire avec son livre "Métronome". Un guide touristico-historique au rythme des stations du métro Parisien, un bouquin déjà référence qui donne envie de lui emboîter le pas dans la capitale. Suivons-le guide !
Saviez vous que le Lutèce de nos Gaulois était à Nanterre (où un opidum a été trouvé près du Mont Valérien) et non sur l'Ile de la Cité ? Bonne lecture... Mais je reparlerai de cet ouvrage sur Artlubies.
Un best seller, sans nul doute !

"Métronome. L’histoire de France au rythme du métro parisien", de Lorànt Deutsch est publié chez Michel Lafon (380p., 17,90€)
Cliquez ici pour voir le programme des ces 3 jours :
http://www.foiredulivre.net/3210.php

Les Auteurs :
http://www.brive.net/fdl-Auteurs.php

Déjà quelques images :
http://www.brive.net/fdl2009-vendredi.php


Texte : Nathanaëlle C

EN CONCLUSION...TOUT UN POEME !

Voilààààà c'est finiiiii ! ;)

Nicolas Le Clerc nous propose la lecture de ce poème qu'il a écrit avec le talent qu'on lui connait (et reconnait ! lol) pour marquer en beauté la fin de l'expo de "Arts d'Automne 09".
les Flibustiers embarqués de Nicolas Le Clerc

Nicolas (à droite) en compagnie de Franz Vasquèz

(blablabla... ah lala ! Vous avez dit "bavards" ? Naaan ! lol)

Merci et bravo Nicolas :) On se retrouve tous, les artistes, (et organisateurs) dans ton poème si bien tricoté, merci à toi de nous le faire partager. C'est vrai, artistes, écrivains, créateurs, nous sommes bien les frères du boulanger, quelque part...

Image du vernissage : tu as bien gagné une petite coupette de Créman de Loire :)


L'EXPO...

L'Expo de broc et de briques
Se construit sans trop d'plastique,
Mais en pierres taillées antiques
Qui ont tant vu, écouté.

C'est de l'organisation,
De la bonne transpiration
Par mails et préparation,
Mille coups d'fils, bien des questions.

Pinceaux et couleurs la nuit
Dansent en couleurs d'harmonie
Le portable au ralenti,
Le peintre, il dort peu cette nuit.

Il est frère du boulanger,
Vit sous une lampe étudiée,
La Lune est croissant doré,
Il fond de la pâte de fée.

Les invités sont voisins
Ou viennent de loin sans frein,
En parachute ou en train,
Leurs tripes sont à fleur de peau.

Ces poètes bien sympathiques
Posent leurs valises bien uniques
D'un monde nouveau et magique,
Ils vivent, zigzaguent comme ils peuvent.

Puis ils vont tous disposer
Le final de leur démarche
Faite de patientes marches,
Colimaçon d'escalier,
Les tableaux sont accrochés.

Parfois quand le tavernier
Porte le fût, la barrique,
Ils chantent sur des musiques
D'hexagone ou exotiques.

D'autres, quand on gratte un peu,
Font connaître leur dons curieux
En détail de côte de maille,
Un tricotage médieval !

Les humains d'hier bien nés,
De l'écrit, d'musiques nectar,
Peintres ou sculpteurs du passé,
Photographes, artisans d'Art,
Nous sommes avec eux liés.

En consceince ou non, créons
Par petits bouts d'émotion,
En fines tranches de saucisson,
Toiles, fer, terre, verre ou carton
Sans trop de compétition.


Poème : Nicolas Le Clerc
Photos: Nathanaëlle C.

lundi 26 octobre 2009

DE L'ART ETRUSQUE... A L'ABBATIALE SAINT-GERAUD

Brillante conférence de Geneviève Degoul-Boisset vendredi soir. J'ai pris quelques photos de la vidéoprojection afin d'illutrer cet article mais, le must était d'y assister !


L'an passé, le peintre Brugel l'Ancien était à l'honneur, cette année, Geneviève nous a entrainés en Etrurie, de l'époque Villanovienne à la romanisation.




L'Art de la civilisation Etrusque est d'une richesse extraordinaire. Les Étrusques étaient d'habiles artisans et des artistes de talent, car les bronzes et terres cuites relèvent d'avantage de l'Art que de l'artisanat. Peintres de fresques dans les tombes de Tarquinia, peintres sur vases ou sculpteurs, ces artistes réalisèrent des chefs-d'œuvres. Ils furent également d'excellents joailliers, ils aimaient et travaillaient beaucoup l'or. On peut admirer leurs œuvres dans les célèbres musées italiens, à Florence, au Vatican ou à Volterra.





La Chimère d'Arrezzo, la plus célèbre statue Etrusque


Un détail est frappant : les sourires sur les visages des statues ! Les Etrusques semblent avoir été un peuple heureux, amateur de beauté et d'Art. Très observateurs, ils incluaient déjà des effets de vent, de mouvement d'air sur les tissus, dans les peintures sur fresques. La mort n'etait pas une fin pour eux, il y avait une vie après, et leurs fresques très colorées sur les tombes reflètent cette certitude grâce aux fleurs et oiseaux qui les peuplent. La parité etait de mise dans cette civilisation, bien en avance sur son temps, car la société romaine qui l'engloutit et lui succeda en gardant le meilleur de cet art, etait quant à elle, beaucoup plus machiste.

Ce qui peut frapper l'oeil également est la similitude avec l'Art Grec.

La Louve...est une oeuvre Etrusque !
Romulus et Rémus ont étés rajoutés plus tard.


Sur les fresques, et même parfois sur l'Art statuaire, on peut souvent remarquer la coupe de vin et l'oeuf, symboles de vie que l'on retrouve dans la Chrétienté, à l'instar du bonnet phrygien, symbole de liberté repris en France lors de la Révolution de 1789, et du dauphin, symbole chrétien.



Et là, la conférence de Geneviève rejoint celle, tout aussi passionnante, de Nicole Charbonnel, historienne et ancienne chercheuse au CNRS, qui nous emmena samedi 17 octobre à la découverte de l'abbatiale Saint-Géraud d'Aurillac. Les Etrusques sontles inventeurs de l'arc plein cintre, tel qu'on le voit ici sur l'Hopital abbatial : (qui n'etait pas un hopital à proprement parler mais une maison où etaient accueillis les pelerins de Compostelle)



Décors à entrelacs de l'Ecole d'Aurillac (XIe siècle)

Nicole Charbonnel nous a entrainés dans des cours de maisons de la rue du Monastère afin d'y admirer des puits et vestiges du siècle du comte Géraud. La croix sur la façade de la boulangerie de la rue des Carmes, est un vestige d'une chapelle de cette époque. Nous avons en fait le tour d'Aurillac à travers les siècles...

La partie XIXe siècle de l'Abbatiale Saint Géraud


Gargouilles, croix, sarcophages... Que de traces de l'Histoire gravée sur les pierres ou dormant dans le jardin de l'abbaye
A cette époque, Aurillac dependait uniquement de Rome et non de l'Abbaye de Cluny !



Photos Nathanaëlle C.


Merci à Geneviève Degoul-Boisset et à Nicole Charbonnel

mercredi 21 octobre 2009

L'ART ETRUSQUE...UN RENDEZ-VOUS ARTNICA

Dans le cadre de « Arts d’Automne »
l’association Artnica présente :

VIDEOCONFERENCE
ART ETRUSQUE

Par Geneviève Degoul-Boisset
Ancien Conservateur du Musée d’Art et d’Archéologie du Cantal


VENDREDI 23 OCTOBRE à 20 H
SALLE PAUL VIDAL
Centre Pierre Mendès France
37 rue des Carmes à Aurillac

Entrée 5 €
photos : Musée du Louvre

lundi 19 octobre 2009

EXPO "ARTS D'AUTOMNE 09" NATURE et NATURES

Fanny Angela devant son exposition sur l'écorce et le bois,
Force des messages transmis à travers ces clichés
et reflexions disposées ça et là sur la jute.





Poème de Madeleine Chambon


A suivre pour d'autres photos...

Notre ami Franz Vasquèz et ses trésors inspirés par la Nature,
Pierres et coquillages mariés à l'argent du Pérou.





bijoux sur le theme de l'Horoscope Mohica de Franz
Coloquintes délicatement pyrogravées

la merveilleuse Shaara Faëllia
un des clous de l'expo
illustration inedite du roman "Frankia"
Autre illustration inédite à droite



Notre Ami Jan-Luc Marcastel et "son elfe"Stéphanie


Créations de Mechtild Buschulte aux couleurs de l'Automne





Céramiques et terres cuites
pieces uniques de Mechtild

Mechtild Buschulte devant ses créations

Beaucoup d'amour pour les animaux, de sensibilité dans le travail de Sarah
Douceur, beauté, réalisme et élégance du trait...

Artnica est très fière de présenter Sarah Stringhetta au public aurillacois


Quelle flamme et quelle âme dans ce regard pétillant de vie !
Magnifique...

Sarah Stringhetta, portraitiste animalière au talent remarquable

Les douceurs d'Isabelle Naudin

Chaque aquarelle est toujours incroyablement délicate


finesse des aquarelles d'Isabelle Naudin



Le message de Nicolas est clair :
L'homme prend soin de la Nature comme un âne !


Pirates et flibustiers sur les mers
de Nicolas Le Clerc


Nicolas en compagnie de l'une de ses élèves lors du vernissage


Quelle merveille !

les cascades et le givre de Stéphane Poirier
Magnifique expo, merci à tous les artistes participants.
Nicolas Le Clerc nous a laissé un p'tit mot,
Une belle conclusion ! :)
"Visiteuses, Visiteurs,
Des préssés, des interéssés,
Des curieux qui marchent sur des oeufs,
Des bavards qui guident un moutard,
En parents qui cherchent leurs enfants,
Et parfois c'est de bon aloi,
Un bon contact, par mot et tact."
Une petite pensée pour Thierry Ballay qui n'a pu nous rejoindre.
A bientôt Thierry !

Photos : Nathanaëlle C.

dimanche 11 octobre 2009

TROIS ARTISTES AU FIRMAMENT

Selon le programme annoncé précédement, (voir 2 articles ci-dessous) le concert "Mélodies Russes" nous a enchantés ce soir, dimanche 11 octobre à 18H sous l'auditorium Maurice Ravel. Claude Gosse de Gorre, dont la suprême virtuosité est connue du public Aurillacois, Aleksandra Ivanovic et Jean-Yves Depecker ont mit toute leur âme dans leurs interpretations.
L'inégalable maitrise et l'immense talent de ces artistes a ravit le coeur du public, connaisseur ou profane, qui avait répondu présent pour les écouter, car ils savent nous bouleverser (l'Auditorium etait rempli, et des chaises ont dû être dépliées, petit détail qui me met en joie car la qualité de ces artistes est immense et le public le sait). Les applaudissements furent soutenus, le succès de ce concert restera dans nos mémoires et dans nos coeurs.
Dès qu'Aleksandra chante, on est emportés par sa grâce, sa sensibilité, par son âme Slave. Avant chaque morceau, elle nous traduisait quelques paroles et nous contait l'histoire. Elle fut tour à tour romantique et drôle, mais dès que le chant etait là, nos larmes aussi...
Ces trois artistes nous ont offerts de merveilleuses émotions, celles du coeur, celles de la musique, celles qui traversent les pays, des villes de la Russie aux jardins d'Orient, de Tchaikovski et Rachmaninov à Tarriega, pour se ressembler, pour s'unir.

La puissance et la joie de Tchaikovski... "Juin" magnifique interpretation de Claude, on entendait l'eau des ruisseaux couler, le chant des oiseaux, Eole jouer dans les frondaisons et frôler chaque brin d'herbe.

Aleksandra accompagnée par Claude
La jolie Marion a eu la gentillesse d'assister Claude
pour tourner les pages
Claude sous les voûtes de l'Auditorium Maurice Ravel,
ancienne Chapelle des Cordeliers
Marion et Claude en duo

Aleksandra et Jean-Yves

Jean-Yves Depecker sur les mélodies de Tarriega. Les peuples sont frères et les musiques également, Jean-Yves nous a parlé de ces patios du Magreb ou d'Espagne qui s'apparentaient musicalement aux steppes russes, mais l'on pouvait entendre clairement les tarentelles d'Italie...
La musique est don du Ciel.

Ce soir, la grâce avait un prénom : Aleksandra


Aleksandra et "Le Châle Couleur Cerise"


Extraordinaire Quatuor
"tipidipop"

BRAVO ET MERCI
et surtout : à bientôt !

Texte et photos : Nathanaëlle C.